Si jamais quelqu’un nous eût dit, au bureau de l’inspection commerciale du chemin de fer du Nord, à Arras, où j’étais alors stagiaire, que le petit Doffoy, notre camarade, était marqué pour accomplir des choses impossibles au reste des hommes et mystérieuses, nous aurions haussé les épaules. À vingt-six ans, il avait l’air d’en avoir dix-sept. Il marchait à genoux rapprochés, comme une femme, le dos arrondi, la poitrine étroite. J’ai vu quelquefois, chez le caissier de la gare, de fausses pièces de cent sous faites d’un alliage de cuivre avec un peu d’argent qui blanchissait le métal, mais en lui laissant un reflet jaune : c’était la couleur de ses cheveux. On aurait cru qu’il l’avait fait partir en les lavant au vinaigre et à la potasse, et que cette couleur était retombée sur son visage en petites taches rousses. Enfin, ses yeux ennuyaient : des yeux d’un bleu terne et vide qui ne regardaient rien et n’avaient pas de reflet, pareils à certaines mares de ce pays crayeux ; de loin, elles ont une belle nuance bleu vert ; mais, quand on s’approche, on n’y voit plus rien, ni le fond ni le ciel. On dirait qu’il n’y a jamais assez de lumière pour les réveiller ; elles sont dans le jour comme au plus profond des nuits.
Doffoy, très bon employé, n’était jamais remarqué des chefs qu’au moment de l’année où ils doivent rédiger les notes signalétiques. Alors, lisant son nom sur une feuille partagée en colonnes, le sous-inspecteur rêvait un instant : il fallait qu’il pensât quelque chose de Doffoy, et justement il n’en pensait rien. Doffoy était pour lui une mécanique qui servait à faire des calculs de taxes d’après des barèmes réguliers : est-ce qu’on donne des notes aux machines à écrire ? En vérité, matériellement, on ne voyait pas Doffoy, bien qu’il eût un corps, comme tout le monde, tant ce corps était insignifiant.
Il semblait que l’esprit le fût aussi. Ce n’était point que Doffoy n’eût des opinions, et ne les exprimât, mais elles étaient presque toujours dictées par ses convictions religieuses, restées très vives. Le dimanche, il allait à la grand’messe, souvent aux vêpres, et ne manquait ni un pèlerinage ni une procession. Une telle ferveur disciplinée est assez fréquente dans ce pays qui fut espagnol. Toutefois, c’est une des tendances de l’Église actuelle d’affecter de n’avoir plus peur de la science. Doffoy lisait donc des ouvrages de vulgarisation dont l’objet est de démontrer l’accord de cette science avec la foi. Il en existe maintenant toute une bibliothèque, et qui parle de tout, depuis l’astronomie jusqu’à l’hypnotisme. La tendance de ces ouvrages est de montrer, sous les faits et les lois, la manifestation d’une volonté providentielle. Ainsi, l’âme naïve de ce petit expéditionnaire avait fini par concevoir l’univers comme un perpétuel miracle, une ombre projetée sur l’infini par des mains qui font des signes, mais personne ne s’en doutait.
Aux approches de la trentaine, il était resté très timide avec les femmes et parfaitement chaste. Ce fut donc pour nous un grand étonnement de le voir revenir d’un voyage à Lille, avec une photographie qu’il n’arriva point à nous cacher plus d’une demi-journée. Il aimait. Il aimait de toute la force de son cœur puéril et de son corps vierge, et il devait épouser « la personne » le jour où il passerait commis. Le bureau de l’inspection commerciale d’un chemin de fer, dans une ville de province, n’est pas un lieu où l’on se pique de délicatesse ; mais il ne s’aperçut jamais qu’on le raillait, et parfois avec grossièreté. Il n’y a rien de plus vrai et de plus fort qu’une expression populaire : il n’était plus de ce monde. Tout ce qui, sur la terre, était jeune et beau lui paraissait comme une dépendance naturelle de son amour : la couleur des feuilles, celle des fleurs et leur parfum, le tintement clair d’une cloche, le bruit retentissant des quatre pieds d’un cheval lancé au galop sur le pavé ; et il regardait maintenant toutes les filles avec un air hardi et ingénu, comme s’il n’eût pas douté qu’elles n’eussent pu toutes être à lui, puisqu’il était préféré de celle qui lui paraissait la meilleure et la plus belle. Cependant, comme il était pauvre, et la Compagnie chiche de congés, malgré le quart de place dont disposent les employés, il n’allait que rarement la voir.
Mais il arriva un jour au bureau avec une idée qui s’empara si violemment de son cerveau qu’il ne put s’empêcher de dire tout à coup, en ouvrant un magazine, – je crois que c’était l’Écho du Merveilleux :
« Pourtant, il paraît qu’on peut se transporter par la pensée auprès des êtres qu’on aime beaucoup, qu’on aime pleinement, et les voir, et se faire sentir à eux. Je vais lui écrire, lui faire savoir qu’elle me verra, demain soir, à cinq heures. il suffit de tendre sa volonté. »
Tout le reste de l’après-midi, et toute la journée du lendemain, il ne parla que de son grand projet, et, lorsqu’il l’oubliait un instant, l’un de nous, toujours, le lui rappelait, par plaisanterie ou par cette habitude de bavardage oisif qui est le propre des employés de bureau. À cinq heures, il s’absorba complètement, les coudes sur la table.
« Eh bien ? » dîmes-nous, au bout d’un quart d’heure.
Il était demeuré complètement immobile et silencieux. Quelqu’un le tira violemment par le bras, et il s’abattit, à demi renversé, sur son pupitre.
« Je n’ai rien vu, dit-il d’une voix plaintive, rien du tout. Et pourtant j’avais bien concentré, concentré… »
Il y avait des larmes dans ses yeux vides.
Delsarte, le commis principal, prononça :
« Parbleu ! c’est des blagues. Vous feriez mieux de vous remettre à vos tarifs. Les dix wagons de charbon envoyés de Lens à Fismes… C’est sur l’Est, Fismes. Comment est-ce qu’on départage, entre les deux Compagnies ? »
Doffoy renouvelait tous les jours son expérience, et elle ne réussissait jamais.
« Je lui ai écrit, disait-il ; je lui ai dit que je serais près d’elle. Mais elle m’a répondu qu’elle ne sent rien. Vous avez raison ; ce sont des histoires, des histoires… Et pourtant, j’aurais eu tant de plaisir ! »
Mais, un lundi, quand il arriva au bureau, un nouveau projet avait réveillé son espoir.
« J’ai compris, dit-il. Je sais ce qui manquait. Je ne parvenais pas à fixer suffisamment mon attention, parce que je ne suivais pas assez la réalité. Je ne voyais pas la route jusqu’à Lille. Il faut que je voie la route, et que je la fasse.
– Comment ça ? demanda Delsarte.
– C’est si facile ! J’aurais dû y penser, fit-il. Je prends le train de 4h. 05.
– Vous avez la permission ? fit Delsarte, étonné.
– Oh ! non, répondit Doffoy, non. Je n’en ai pas besoin. Je vais voyager en idée. Il me manquait de voyager en idée, pour fixer ma volonté. »
Il déjeuna au bureau, comme il avait coutume, du contenu du panier qu’il avait apporté, et travailla ensuite très patiemment, l’esprit libre et dégagé. Mais, vers quatre heures moins le quart, il mit son pardessus et son chapeau.
« Tu pars donc, Doffoy ?… demandai-je.
– Oui, fit-il avec un petit rire, je pars. »
Et, à notre grande stupeur, il se rassit et commença de parler, les yeux fermés :
« Voilà. Je vais à la gare. Je montre ma carte à Roullot, qui est au guichet. Une seconde, quart de place, pour Lille, s’il vous plaît ?… Deux francs trente ?… Voilà. Le train n’a pas de retard ?… Oui, je vais à Lille. Pour quoi faire ?… Si on vous le demande, vous direz que vous n’en savez rien, monsieur Roullot !
On met en queue un fourgon pour Douai… On part… Voilà Blangy, Feuchy, Rœux, et le grand marais du kilomètre 203, avec ses mottes de tourbe qui sèchent, et le passage à niveau de Corbehem… »
Il ne prononçait pas ces paroles aussi vite que vous les lisez. Habitué à voyager sur la ligne, il savait, à une minute près, le temps que le rapide mettait entre chaque station, et ne la nommait qu’au moment précis où la locomotive devait franchir les signaux. Vraiment, c’était comme s’il avait lu cet album qu’on place maintenant dans le filet, accroché par une bretelle, et qui donne aux voyageurs une description des pays qu’ils traversent.
« … Nous sommes à Douai ; on décroche le fourgon… L’embranchement de Lens, celui de Carvin, Ostricourt… Elle est presque finie de bâtir, la nouvelle distillerie Maës… Quatre heures quarante… Voilà les forges de Seclin, avec les tas de laitier qui fument ; quels gros tas !… ils augmentent tous les jours !… Maintenant, c’est Roichin ; dans cinq minutes, nous serons à Lille… »
Ses muscles se tendirent, comme s’il sautait sur le quai d’une gare.
« Je vais à pied. La rue de la Gare, le théâtre, la Grand’Place, la rue Esquermoise, la rue Royale, et puis la seconde à droite, après l’église Saint-André. Voici la porte, deux marches, un marteau de cuivre, un petit miroir-espion à la fenêtre de gauche.. Comme c’est propre, dans l’escalier. Louise, Louise !
– Vous la voyez ? demanda Delsarte, dont la voix, involontairement, s’était faite très basse et comme confidentielle.
– Non… Mais je vois la lumière de sa lampe. Aussi vrai que vous êtes là, je vois la lumière de sa lampe. Maintenant, je vois la table, sous la lampe, et, près de la table, le tambour à dentelles. Et puis… »
Il s’arrêta et ne dit plus rien, parce qu’il la voyait, sa Louise ! Tous ses traits se raidirent. On lui parla ; il ne répondit plus.
Delsarte murmura :
« Il est caché-perdu. »
C’est un mot du pays. Il voulait dire que Doffoy était ailleurs, perdu, en effet, dans une transe où il ne pouvait plus distinguer que les choses qui se passaient à quinze lieues, et que des yeux humains n’auraient pas dû voir. À la fermeture du bureau, on l’appela pour le réveiller :
« Doffoy ! Doffoy ! »
Il n’entendit pas. Mais quelqu’un ayant, par hasard, agité un mouchoir devant ses cils, il frissonna comme si on lui eût jeté de l’eau à la figure et nous contempla d’un air stupide.
Or, il est sûr, si étrange que cela paraisse, qu’il reçut le lendemain une lettre qui lui faisait savoir que sa Louise était bien réellement, au moment de sa vision, assise sous sa lampe, devant son tambour à dentelles, et, à compter de ce jour, quand on s’ennuyait au bureau, il suffisait que l’un de nous demandât :
« Allons, Doffoy, si tu prenais le train ? »
Tout de suite, il nous décrivait le trajet d’Arras à Lille, et des événements qui véritablement se passaient durant ce trajet. Je me souviens encore de la fois où il nous prévint qu’un soldat, au moment des fêtes de Noël, était tombé d’une portière mal fermée sur la voie, au kilomètre 224, près d’Ostricourt, mais qu’il n’avait rien. Delsarte fit téléphoner par curiosité : on ne savait pas encore la nouvelle à Ostricourt, mais plus tard le téléphone interrogea : « Qui vous a appris ?… » Cependant, Doffoy n’était pas encore content. Il disait que sa fiancée, quand il lui écrivait ses visions, demandait par quelle personne il la faisait suivre, car elle refusait de croire qu’il venait tous les jours en esprit auprès d’elle.
« Et pourtant, je la touche, disait-il, mais elle ne le sent pas. C’est que je ne suis pas encore assez fort de volonté, assez détaché d’ici, assez transporté là-bas. Je veux qu’elle me sente près d’elle, physiquement. »
*
Quelques semaines plus tard, il reçut une dépêche qu’il lut d’un air radieux.
« Elle viendra me voir aujourd’hui à Arras, dit-il. Elle prend le train de 4h. 27. »
Delsarte était un brave homme. Il dit tout de suite :
« Celui qui passe ici à 5 h. 25 ?
Eh bien ! Doffoy, vous pourrez quitter le bureau à cinq heures. On fermera les yeux. »
Mais il ajouta, par plaisanterie :
« Seulement, vous pourrez faire mieux encore, mon ami, c’est de l’accompagner… Mais oui, puisque vous allez si facilement en esprit d’Arras à Lille, pourquoi ne referiez-vous pas la route en sens inverse, et avec elle ? »
Doffoy répondit sérieusement :
« C’est une idée. »
Il tomba aussitôt, comme il faisait maintenant presque tous les jours, dans une torpeur qui le rendait insensible à ce qui l’entourait, sauf quand on l’interrogeait sur ses rêveries. À la fin, Delsarte demanda :
« Eh bien ! est-ce qu’on part ?
– Oui. Sa mère ne l’accompagne pas. J’aime mieux ça… Elle a pris le tramway ; elle entre dans un compartiment de dames seules, en seconde. »
Il s’interrompit pour dire en riant :
« C’est la première fois que je voyage dans un compartiment de dames seules, moi ! Je suis à côté de Louise, mais elle ne me voit pas. »
Et il continua, selon sa nouvelle habitude, de parler tout seul, décrivant tous les petits incidents du voyage, donnant le titre du journal que lisait Louise, disant qu’il y avait trois autres dames dans le compartiment et que l’une d’elles emmenait son chien dans un panier, tandis que les deux autres étaient des amies qui causaient ensemble. Nous étions trop accoutumés à son bavardage pour l’écouter attentivement. Mais, tout à coup, sa figure prit une telle expression d’épouvante qu’il n’y eut pas une exception parmi nous, pas une ! Tout le monde avait sauté sur ses pieds ; des chaises tombèrent.
« Doffoy, qu’est-ce qu’il y a ? »
Lui-même avait fait un bond, exactement comme il eût fait dans un compartiment, les genoux limités dans leur élan par l’intervalle des deux banquettes, et il fit le geste d’enlacer quelqu’un et de le jeter de côté : un geste de mâle, qui a une femme à sauver, un geste instinctif, héroïque, vigoureux, démesuré pour sa force de vieil enfant souffreteux.
« Quoi, quoi ? Voyons, Doffoy, qu’est-ce qui arrive ?
– L’accident, dit-il, – et sa voix avait l’air de passer à travers une bouteille qui se vide, – l’accident. Oh ! le bruit, le bruit ; et ils crient, et tout se brise, les wagons, notre wagon, les planches qui éclatent… Louise ! »
Il fit encore le même geste protecteur et tomba comme une masse, en portant les mains à son cou.
« La planche ! dit-il une seconde fois. Oh ! mon Dieu, mon Dieu !… Ah !… »
Je n’oublierai jamais ce cri, ce cri horrible, dans ce bureau paisible, où pas une plume n’avait bougé. Et les mains de Doffoy qui se mirent à griffer le vide, des mains d’agonisant !
« Doffoy ! » lui cria Delsarte en se penchant vers lui.
Mais il ne répondit pas, et ses yeux vides étaient devenus si affreusement plus vides !
« Doffoy ! répéta Delsarte.
– Je… je crois qu’il est mort ! » murmurai-je.
La moitié des camarades s’étaient enfuis. Ils avaient peur, horriblement peur ! Il y en a qui sont restés fous, des jours et des jours. Delsarte regarda tous ceux qui restaient et demanda gravement :
« Où l’accident a-t-il eu lieu ? »
*
L’accident avait eu lieu au kilomètre 198, près de Brébières-Sud. Ce jour-là, on avait doublé le train de Lille, et, entre les deux rames, par une incompréhensible aberration, un aiguilleur avait laissé passer le convoi léger qui dessert les charbonnages, et qui avait du retard. Mais je n’ai pas besoin de parler de la catastrophe de Brébières. Personne ne l’a encore oubliée, dans le Nord !
Le médecin de la Compagnie arriva. Delsarte et moi, nous avions étendu le corps de Doffoy sur le vieux canapé en moleskine qui servait aux veilles. Le médecin lui enleva sa jaquette et son gilet, et fendit sa chemise avec des ciseaux.
« Il a porté les mains derrière son cou, » lui dis-je.
Le médecin regarda attentivement.
« C’est singulier, fit-il. Il n’y a aucune trace de choc extérieur, et pourtant la mœlle a fusé entre la cinquième et la sixième vertèbre cervicale, comme si on y avait enfoncé un clou. La mort a dû être instantanée… »
Nous demeurâmes dans le bureau, pour veiller le pauvre Doffoy. Vers minuit, on frappa à la porte.
« Ouvrez vous-même, me dit Delsarte. Moi, je n’ai pas le courage. Je sens que c’est elle, cette pauvre fille ; je l’ai fait prévenir. »
Nous vîmes entrer une jeune fille, dont le corsage et la jupe étaient en lambeaux, la figure et les mains écorchées. On l’avait arrachée des débris du wagon comme on avait pu, brutalement, pour la sauver de l’incendie qui commençait. D’un geste, Delsarte lui montra cette forme raide, sur le canapé, et elle s’abattit à genoux, sans pleurer.
Quand on put l’interroger, elle dit seulement :
« Je ne sais pas comment c’est arrivé : j’étais dans un compartiment, avec trois autres dames, quand le choc a eu lieu. Les parois du wagon ont éclaté, les planches sont sorties en échardes, comme des épées. Il paraît qu’il y en a une qui pointait vers moi. Je ne la voyais pas, mais je me suis sentie tirée de côté, violemment, par je ne sais quoi… Et c’est lui qui est mort, lui… Comment cela se fait-il ? »
Alors, je me rappelai le mot de Doffoy :
« Quand je serai assez fort de volonté, elle me sentira près d’elle, physiquement… »

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(Pierre Mille, « Contes du Journal, » in Le Journal, dix-huitième année, n° 5942, samedi 2 janvier 1909 ; en français [in Original French], in The Smart Set, a Magazine of Cleverness, volume XXIX, n° 1, September 1909 ; sous le titre : « La Collision de Brébières-Sud, » « Contes et chroniques, » in L’Écho d’Oran, journal quotidien du matin, soixante-neuvième année, n° 14917, vendredi 8 novembre 1912 ; idem, « Les Contes de Paris-Soir, » in Paris-Soir, sixième année, n° 1795, mardi 4 septembre 1928 ; repris en volume dans le recueil La Biche écrasée, Paris : Calmann-Lévy Éditeurs, 1909)
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☞ Cette nouvelle de Pierre Mille a fait l’objet d’au moins trois traductions : une en portugais en 1911 et deux en polonais en 1909 et 1922 ; nous les reprenons ci-dessous.
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A COLLISÃO DE BRÉBIERES-SUD
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(in A Impresa [Rio de Janeiro], septième année, n° 1223, vendredi 28 avril 1911)
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WĘDRÓWKI DUSZY
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(in Nowiny [Cracovie], septième année, n° 85 et 86, jeudi 15, vendredi 16 avril 1909)
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KATASTROFA
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(traduit du français par A. K, in Nowy Dziennik [Cracovie], cinquième année, n°32 et 34, jeudi 2 et samedi 4 février 1922)










