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Les aventuriers hommes d’affaires

 
 

Chaque année, un grand nombre d’expéditions partent à la recherche de la fortune. Elles sont composées souvent de savants, mais bien plutôt d’hommes qui, un beau jour, décident de rompre avec un passé paisible, de quitter une position stable attirés irrésistiblement par l’attrait du risque et de l’incertitude.

Beaucoup de ces expéditions se sont fixé pour but la capture d’animaux, d’oiseaux rares, souvent même inconnus, que les jardins zoologiques et les ménageries payent des prix très élevés.
 
 

Une fortune à gagner

 
 

J’ai eu le plaisir de parler, récemment, à M. le secrétaire du jardin zoologique de Londres, qui a bien voulu me renseigner sur les primes offertes pour la capture de certaines bêtes.

« À ma connaissance, il y a environ trois cents hommes qui ont essayé, au cours de ces dernières années, de gagner la prime que nous sommes prêts à verser pour une espèce d’antilope. Qu’ils aient tous échoué, sans exception, est assez curieux, car certaines de ces antilopes ont un pelage très voyant et des indigènes – et même quelques blancs – ont eu l’occasion de les observer.

Nous offrons, pour un exemplaire du bonzo ou du tchirou, 80.000 francs. Celui qui nous apportera l’antilope naine de la Nouvelle-Guinée nous fera un cadeau merveilleux, même s’il daigne accepter la prime de 300.000 francs… Cette bête hante les rêves de nos savants : imaginez une antilope portant la robe du zèbre et ne dépassant pas la taille d’un lapin. Pour l’antilope à lunettes, on offre la même somme – et pareillement sans résultat.

– Ces prix sont-ils invariables ?

– Nullement. Ils connaissent des hausses et des baisses, comme les papiers cotés en bourse. Il y a quelques années, on nous annonça l’existence d’une nouvelle variété de singes à la figure bleue et au pelage d’un roux éclatant. Vivant dans les forêts du Tibet qui sont couvertes de neige six mois sur douze, ce singe nous apparut comme une proie facile à capturer, par conséquent 10.000 francs paraissaient une prime suffisante. Eh bien, toutes les tentatives des chasseurs demeurèrent vaines. La prime grossit d’année en année et, comme il faut bien offrir autant que le jardin zoologique de New-York, ce singe est coté aujourd’hui 120.000 fr.

– Quelle est la prime la plus élevée que vous ayez payée ou que vous êtes disposé à payer ?

– Vous avez certainement lu que l’unique okapi, ce mélange extraordinaire d’antilope, de zèbre et de girafe, est mort tout dernièrement dans le Zoo d’Anvers. Les prix vont beaucoup monter et je pense que vous recevriez aujourd’hui, pour un okapi, 400.000 francs. Le varan géant, ce dernier survivant du dragon de la légende, découvert il y a trois ans, a rapporté 300.000 francs. L’Américain qui en a capturé huit a donc reçu la jolie somme de 2.400.000 francs. Vous le voyez, le métier nourrit son homme…
 
 
AV1
 

– Quel est l’animal qui est coté le plus haut ?

– Ce n’est pas un animal, mais le squelette d’un oiseau préhistorique. D’innombrables expéditions ont fouillé le sable de la Nouvelle-Zélande. Une seule a trouvé quelques ossements qui ont permis de reconstituer en partie le squelette du moa : or, cette trouvaille incomplète a rapporté aux heureux chercheurs quatre millions de francs ! Vous pouvez alors imaginer ce que toucherait celui qui nous apporterait le squelette complet. Il pourrait exiger n’importe quel prix, huit ou dix millions ! Naturellement, cet espoir galvanise tous ceux qui ont fié leur existence à la chance et à l’aventure… »

Mais la nature garde jalousement ses trésors : des fièvres mortelles, des forêts inextricables, des montagnes abruptes et des déserts de feu ou de glace les protègent. C’est pour cela que, malgré le courage, l’endurance, l’obstination des hommes qui composent ces expéditions, elles échouent si souvent et, parfois, si tragiquement.
 
 

Les trésors des mers de glace

 
 

Est-ce à Wismar, à Gœta ou à Sandefjord que je me suis lié d’amitié avec le capitaine Sven ? Je ne saurais le dire avec exactitude. Tous ces petits ports de la Baltique se ressemblent : austères et froids, ils paraissent s’être repliés sur eux-mêmes pour mieux rêver aux temps prospères où la Hansa dominait les mers.

Comme ces ports se ressemblent, Sven ressemble pareillement aux matelots des Wismar et aux harponneurs de Sandefjord que l’on aperçoit dans les brasseries, à travers l’épaisse fumée des pipes, assis sous les bêtes empaillées et les voiliers en miniature suspendus au plafond ; il a, comme eux tous, les épaules larges et un regard clair et amical.

Le capitaine Sven, commandant le Mælar, est un familier des mers arctiques et antarctiques.

Au cours de l’un de ses voyages, il avait décidé de lever l’ancre le 8 septembre pour reprendre le chemin du retour, car une vieille loi qui règne en ces parages assure qu’il faut quitter la zone arctique avant le 10 septembre pour éviter d’être bloqué dans les glaces. La chasse avait été fructueuse : le bateau rapportait 40.000 peaux de chiens de mer. Un jour que Sven prenait tranquillement son repas dans le carré en compagnie de son second, il fut interrompu brusquement par les appels pressants de l’homme de quart.

Quand il parvint sur le pont, tout l’équipage y était déjà rassemblé, car dans ces mers, où un bateau navigue à la merci des icebergs, les matelots, nuit et jour, demeurent sur le qui-vive. Tous étaient penchés sur la lisse, les yeux fixés sur un point que leur désignait celui qui avait donné l’alerte. En vérité, un spectacle étrange s’offrait aux regards avides. Presque tous les hommes qui vivent sur la mer sont superstitieux, mais plus encore ceux-là qui, depuis l’enfance, naviguent dans ces contrées de brume et de mystère ; or, cette apparition qui venait de jaillir de la brume avait de quoi intriguer les esprits les plus positifs : une ombre noire, plus haute que la plus haute vergue, plus longue que le trois-mâts, des bossoirs au beaupré, semblait glisser sur l’eau, sans secousse. Les yeux agrandis par l’effroi, les hommes se signèrent, d’autres, paralysés par l’horreur que leur inspirait cette vision, se cramponnaient des deux mains à la lisse.

Sven fut le premier qui retrouva son sang-froid. Il s’écria, après quelques minutes de réflexion :

« Allons, les gars, pas de bêtises, hein ? Si nous parvenons à atteindre ce gibier d’enfer, je vous promets une prime qui vous permettra de vous reposer pendant deux hivers… et double ration de « korn » (1) jusqu’à votre débarquement ! »

Sven avait assez étudié, pour son plaisir personnel, pour deviner que c’était vraisemblablement un mammouth, prisonnier dans un iceberg comme un papillon dans un presse-papier de verre, qui voyageait ainsi, peut-être depuis des siècles. Il fallait à tout prix profiter de ce coup de chance providentiel : rien que l’ivoire des défenses devait représenter une petite fortune. Mais la perspective de cette chasse à l’ombre n’enthousiasmait nullement l’équipage ! Le glacier mystérieux, entraîné par le courant rapide, disparaissait au milieu d’autres icebergs qui parsemaient la mer. Les hommes exécutaient les manœuvres lentement, à contre-cœur. Sven n’était pas aveugle ; cette mauvaise volonté le rendait fou de rage, mais il avait trop de maîtrise sur soi-même pour se laisser emporter par la colère. Il n’y a rien à tenter avec des hommes qui ont décidé de faire échouer une manœuvre. Dans ces conditions, il risquait à tout moment d’entrer en collision avec un iceberg. La rage au cœur, il reprit la route un moment abandonnée, mais jamais il ne pardonna à son équipage ce moment de défaillance et son premier soin, lorsqu’il eut touché son port d’attache, fut de les licencier, depuis le mousse jusqu’au maître-coq !

Cette punition semblerait sévère venant d’un autre que le capitaine Sven ; lui s’est toujours passionné pour tout ce qui touche la faune préhistorique et le regret de s’être vu ainsi dépossédé, grâce à la mauvaise volonté de ses hommes, d’une capture de cette importance demeura l’un des plus cuisants regrets de sa vie. Ce fut justement cette passion qui le poussa, un beau jour, à lâcher tout pour prendre part à l’expédition russe au Kamtchatka.

Après un long et périlleux voyage en traîneaux, elle avait eu la chance de découvrir trois mammouths d’une taille impressionnante. Sven me donnait ces détails avec enthousiasme : « Après plusieurs charges de dynamite, nous étions parvenus à délivrer la bête de sa prison de glace où, d’après les assurances des savants qui nous accompagnaient, elle devait dormir depuis 300.000 ans. Nous étions tous fort impressionnés et même nos roquets, ces chiens d’esquimaux qui, en général, ne redoutent ni dieu ni diable, reculaient devant notre découverte, les poils hérissés, l’oreille basse. Le mammouth était demeuré exactement pareil à ce qu’il était le jour de sa mort et, chose curieuse, sa chair semblait aussi fraîche, aussi appétissante que de la viande de boucherie ; c’est presque à regret que nous l’avons partagée entre les chiens, qui se régalèrent sans en avoir été le moins du monde incommodés par la suite. »

Partout où la glace éternelle recouvre la terre, des trésors nombreux et ignorés attendent celui qui bravera la faim, le froid pour s’en emparer.

C’est un iceberg qui a apporté la fortune aux habitants de Cordova et de Glacier Island, qui vivaient alors dans la plus noire misère : cet iceberg leur sembla curieusement foncé au centre. Ils l’atteignirent et décidèrent de le fendre à l’aide de dynamite. La troisième charge réussit à le couper en deux parties ; alors, le spectacle qui s’offrit à leurs yeux les fit frissonner de terreur : le dragon des légendes qui avait terrifié leur enfance était devant eux, intact, après un ensevelissement dans ce cercueil de cristal qui avait duré un million d’années. Ce reptile, long de dix-huit mètres, pourvu d’une épaisse fourrure, les fixait avec des yeux plus larges que la tête d’un homme. Eh bien ! cet animal de cauchemar devait permettre à ceux qui le capturèrent de quitter pour toujours ces parages inhospitaliers et l’existence sordide qu’ils y menaient. Ils le vendirent au musée zoologique de New-York, où les savants cherchent encore un nom pour baptiser ce favori de leurs collections.
 
 
ALASKA
 

J’avais retrouvé un soir, à Rio de Janeiro, dans un petit bar à proximité du port, mon ami Sanchez. Il vint aussitôt vers moi, brandissant à bout de bras un petit sac de toile grossière qui se coulissait par le haut comme une aumônière. Il me le plaça dans la main :

« Hein ! Devines-tu ce qu’il y a là-dedans ? Non ! Ouvre-le !… »

Je plongeai ma main dans le sac et en retirai une chose singulière, de la taille d’une très grosse pomme et recouverte d’un duvet épais et serré. Tout à coup, je poussai un cri d’horreur et rejetai l’objet sur la table : cette chose affreuse, ratatinée, avait des yeux, un nez, une bouche, des cheveux ! C’était, réduite, une tête humaine.

Sanchez ramassa la tête et la serra soigneusement dans son sac.

« Tu as tort de faire le dégoûté ! Ces bibelots, tu l’ignores peut-être, car les Parisiens ignorent tout ce qui se passe chez eux. je t’assure qu’ils jouissent, à Paris, d’une grande vogue. Je suis bien placé pour le savoir, c’est moi qui suis le fournisseur des deux maisons parisiennes qui en font commerce. Eh bien ! je n’arrive pas à répondre aux commandes de ces messieurs. Pourtant, je suis bien placé pour fournir des Mammons. (2)

– Et vous savez comment on fabrique ces petites horreurs ?

– Oh ! c’est très compliqué… La boîte crânienne est broyée, vidée, remplie de sable chaud. On verse dans les narines des gouttes du produit dont chaque tribu a le secret… »
 
 
AV2
 

Ce fut à San-Francisco, dans un magasin de curiosités de Market Street que, pour la deuxième fois, j’eus l’occasion de me trouver en face d’une collection de têtes momifiées, tout aussi impressionnantes que le mammon dont Sanchez voulait me faire cadeau, mais qui avaient gardé leurs proportions naturelles.

« Elles viennent de Nouvelle-Guinée, me fit remarquer avec complaisance Mr. Smith, le patron. Vous voyez ces quatre-là ? C’est tout ce qu’il me reste d’une collection de cent cinquante spécimens, tous plus réussis les uns que les autres. Encore, ces quatre-là sont-elles retenues. »

Il prit une tête dans ses deux mains courtes et grasses, la soupesa, la retourna comme il eût fait d’une délicate porcelaine, et, comme j’esquissais un geste de répulsion :

« Voyons! Pas de sensiblerie, que diable ! Ce joujou n’a plus rien d’humain, que le crâne qui est invisible. La chair a été remplacée par une masse de terre glaise qui doit reproduire la forme exacte du visage. Une étoffe remplace la peau et les yeux sont en porcelaine peinte. Seuls les cheveux du mort sont recollés sur le crâne peint et les dents sont gardées intactes.

– Mais, dites-moi, pourquoi ne pouvez-vous pas renouveler votre stock ?

– Que voulez-vous, la marchandise s’est épuisée à la source même. Ces dernières années, avec l’engouement de l’art nègre, tout ce qui était bizarre, sauvage, barbare a trouvé grâce aux yeux des amateurs et des snobs. Il était, dès lors, facile de prévoir qu’on allait s’arracher les mammons et les têtes momifiées. Mr. Brown, mon agent, a donc acheté toutes les têtes qui ornaient les intérieurs de Nouvelle-Guinée ; il a battu toute l’île, même ces parages inconnus où un Blanc ne se risque pas sans escorte.

La dernière lettre que m’a écrite mon employé remonte à huit mois : depuis, aucune nouvelle ! Aussi ai-je décidé d’envoyer un deuxième agent qui, lui aussi, connaît le pays. Au prochain courrier, qui doit arriver dans une semaine, j’espère recevoir un colis qu’il m’a annoncé par télégramme, ainsi qu’une lettre détaillée concernant Mr. Brown, mon premier agent. Je vous avoue que je suis impatient de recevoir l’un et l’autre. Ce silence m’inquiète. »

Lorsque je quittai Mr. Smith, il m’invita à revenir dans une dizaine de jours, ce que je fis.

« Alors, lui demandai-je aussitôt, vos précieux bibelots sont arrivés à bon port ?

– Écoutez : il m’arrive une histoire extraordinaire ! Mon agent, ce pauvre cher Mr. Brown, il est mort, victime de son zèle et de son dévouement aux intérêts de la maison Smith and Co. Une histoire extraordinaire, je vous le dis… Écoutez plutôt : je tiens tout ce récit de mon deuxième agent ; je n’ai pu fermer l’œil de la nuit après avoir lu sa lettre.

Depuis plus d’un an, Mr. Brown se désolait… Il avait, à son service un boy indigène, garçon très dévoué, très débrouillard, qui appartenait à une tribu de l’intérieur de Nouvelle-Guinée et qui l’aidait à dénicher les occasions. Hélas, depuis longtemps, il n’y avait plus d’occasion à dénicher. Mr. Brown lui répétait tous les jours :

« Tu entends, Parii, une livre ! Une livre, hein, c’est quelque chose ? Tu pourrais t’acheter un phono avec ça, ou une bicyclette. Trouve-moi une tête, que diable ! Ça doit se trouver encore, et la livre est à toi… »

Naturellement, l’idée de l’argent travaillait le garçon. Il avait quelque part, dans les environs, un vieil ennemi qui ferait bien l’affaire : il aurait ainsi une livre et assouvirait, par la même occasion, une vieille et tenace rancune. Bref, il n’y tint plus : une nuit, il partit armé de son kriss, guetta l’ennemi qui devait partir pour la pêche, l’abattit d’une main sûre et lui trancha la tête. Il revint chez lui, triomphant – mais il ne triompha pas longtemps. La victime avait des parents qui ne furent pas longs à découvrir le meurtrier ; à leur tour, ils le guettèrent, l’abattirent et le décapitèrent. C’était assez : le feu était aux poudres. La tribu de Parii jura de tirer une vengeance éclatante ; il ne se passa pas un jour sans que succombât tour à tour un des parents du boy ou l’un des parents de la première victime. Bientôt, ce fut une guerre ouverte ; les tribus voisines s’en mêlèrent, tout une partie de l’île fut à feu et à sang jusqu’à ce qu’un croiseur britannique, appelé en toute hâte par le gouverneur, vint rétablir la paix entre les belligérants. Seulement, comme on avait découvert la première tête chez M. Brown, il paya de sa vie son imprudence… Mon deuxième agent arriva tout juste à temps pour recueillir cette moisson.

Sa lettre m’est arrivée deux jours avant les colis. Or, lorsque je déballai les caisses – car c’est toujours moi qui préside à ce travail – où chaque pièce était soigneusement enveloppée de paille et de papier de soie, comme je venais de démailloter l’une d’elles, je crus que j’allais devenir fou : j’avais entre les mains la tête de Mr. Brown ! Il n’y a pas de doute possible, ses cheveux étaient reconnaissables à cent pas : une chevelure d’un roux flamboyant, à peine atténué par quelques fils d’argent ; et ses dents, dont une incisive, deux canines et trois molaires étaient d’or ! Pas une n’y manquait… J’ai bien cru y passer, moi aussi, je vous le jure. Ah ! Notre métier n’est pas toujours rose. J’ai réfléchi toute la nuit : qu’allais-je faire de cette tête ? La jeter à la mer me semble un sacrilège. La garder ? J’en deviendrais fou. La donner à sa malheureuse veuve ? Ce serait une cruauté monstrueuse. Alors, quoi ? Je vais la vendre, que voulez-vous… et tenez, je remettrai la moitié de la somme à la pauvre Mrs Brown – sans lui dire d’où vient cette somme, parbleu ! »
 
 

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La vie compliquée, qui est la caractéristique de notre époque, enchaîne les hommes à leur labeur quotidien. Parfois, si un moment de liberté leur laisse des loisirs, ils se plaignent amèrement que l’imprévu, l’aventure aient définitivement déserté notre monde. Ils se trompent : ce n’est que le courage de partir, de choisir entre l’incertitude d’une vie aventureuse et la tranquillité d’une existence réglée jusqu’en ses moindres détails qui leur fait défaut. D’ailleurs, ceux-là qui, un beau jour, ont rejeté loin d’eux toutes les chères habitudes paient chèrement, en général, cette minute décisive. Les rêves ne sont pas faits pour être vécus, en ce bas monde, et je n’ai jamais rencontré d’exemple où ils se soient réalisés.
 
 

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(1) Eau-de-vie de grains.
 

(2) Têtes humaines momifiées et réduites au quart de leur taille naturelle par des procédés seulement connus des tribus indiennes de l’Amazone.
 
 

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(Michel Candie, in Marianne, grand hebdomadaire illustré, cinquième année, n° 213, mercredi 18 novembre 1936. Les photographies sont extraites de l’article original, à l’exception de « Digging Alaska’s Prehistoric Visitor Out of an Iceberg, » paru dans The Salt Lake Tribune : Salt Lake City, Utah, 11 janvier 1931, p. 67)