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Le hasard, qui n’est qu’une expression des forces inconnues régissant le sort de l’humanité, pour atteindre les plus grands effets se sert des causes les plus infimes.

L’être repose, mais son subconscient veille et perçoit la suggestion, l’avertissement prémonitoire émané des présences surnaturelles, et toute la machine s’éveille elle aussi afin que ses destinées s’accomplissent.

Miss Hellen s’était endormie. Le rêve sans doute promenait son esprit dans ses jardins enchantés : elle souriait, quand soudain sa belle tête eut une expression singulière, étonnement, effroi, stupeur. Son corps fit un mouvement dont participait l’instinct de défense, que l’atavisme légué par l’ancêtre sauvage maintient toujours en éveil parmi nos sens assoupis.

Inconsciemment, elle redressa le buste, le tourna vers la montée abrupte de la montagne, et ses yeux s’ouvrirent.

Quelle vision chassa le sommeil de ses paupières et lui rendit la libre disposition d’elle-même ?

Le cri qu’elle poussa s’étrangla dans sa gorge, mais son bras resta tendu dans la direction de la crête.

Les trois hommes, dressés d’un bond, sondaient les ténèbres, ameutés contre la montagne obscure sur laquelle elle braquait ses regards, mais ils ne voyaient que des sommets déchiquetés se profilant sur le bas du ciel étoilé, comme un faisceau de lames de sagaies écartelé.

« Hellen, ma chère, qu’avez-vous aperçu là-haut ? » questionna la voix alarmée du vieil Anglais.

La jeune fille respira profondément.

« Père, j’ai vu la licorne !… sur cette roche ! »

Un énorme bloc de basalte juché en équilibre, par quelque fantaisie plutonienne, sur le bord d’une crevasse, dressait sa masse imposante à mi-crête. Mais il était désert, sinistre.

« Darling ! Vous avez rêvé, et la faute en est à cette légende nègre que notre ami nous contait à l’instant. Rassurez-vous, ma mignonne, la licorne est un animal chimérique dont nul n’a jamais vu ni ne verra la corne ! »

La jeune Anglaise sourit faiblement, sans conviction.

Elle se recoucha, mais elle détournait furtivement la tête de temps à autre vers la montée silencieuse, épiant le retour du fantôme entrevu.

Soudain, un tressaillement l’agita toute et elle saisit Jean par la main.

« La voici encore, » dit-elle.

Tous tournèrent la tête, mais aucun animal ne s’offrit à leurs regards.

« Vision de fille nerveuse ! dit le père.

– Hallucination des hauteurs, pensa Trécœur.

– Elle était là sur ce rocher, affirma-t-elle avec certitude, patientez, je suis certaine qu’elle va réapparaître ! »

L’attente fut longue et fastidieuse ; leur vigilance se relâchait, quand une forme sombre jaillit, se détacha au sommet du socle géant et demeura immobile.

Sur son front orgueilleusement dressé, la corne unique s’érigeait en symbole.

C’était bien l’aspect hiératique de la bête héraldique des vieilles tapisseries médiévales ; il eût fallu être aveugle pour le nier.

Trécœur, abasourdi, murmura :

« Prodigieux ! Les porteurs… le guide falacha… la légende… et au bout : l’Ophir. Est-ce possible que ceux-là aient entrevu ceci : que la licorne ait pu survivre ou perpétuer son espèce à travers les millénaires écoulés, pour se trouver à point nommé sur notre route pour nous faire douter des vérités acquises ?

Allons donc, murmura Trécœur en concluant son soliloque par un haussement d’épaules, c’est trop incroyable, il faudrait admettre que l’Ophir est proche et que, caché dans ce massif comme dans une dent creuse, il ait pu échapper aux investigations des géographes qui en ont dressé les plans. En ce cas, la licorne serait invulnérable, ou bien mon coup de fusil fera écrouler toutes ces hypothèses. »

Il épaula soigneusement sa carabine et tira. La détonation claqua sourdement dans le morne silence.

Trécœur poussa une exclamation d’étonnement. Hellen, d’un geste impulsif, venait de faire dévier le canon de l’arme dont la balle se perdit dans l’espace.

L’ombre apocalyptique s’effaça au sommet du bloc de basalte.

« Ne la tuez pas, cria Hellen toute émue, cette mauvaise action nous porterait malheur !

– Il ne faudrait pourtant pas la laisser échapper, cria Jean. Essayons de la capturer vivante. Voici l’occasion tant espérée d’un beau coup de fusil, et d’éclaircir à son sujet le troublant mystère qui l’entoure !

– C’est insensé, s’exclama Clamorgan, la leçon que nous ont donnée nos gazelles ne vous a-t-elle donc pas assagis ? Dans quelle poursuite interminable voulez-vous encore vous engager ? Quoi nous prouve que nous ne sommes pas victimes de quelque hallucination collective, mirage assez fréquent en ces contrées diaboliques ? »

Trécœur intervint dans le débat :

« Cette apparition n’a rien de surnaturel, et si votre charmante fille n’avait pas détourné le canon de ma carabine, j’aurais déjà déposé à ses pieds le cadavre de cet insolent quadrupède. Poursuivons-le, au contraire, pour bien nous convaincre que nous avons eu devant les yeux une imprudente antilope et non cette sorcière de licorne biblique ! J’ajouterai que nos provisions s’épuisent et que ce gibier-là n’est nullement à dédaigner.

– Vous reniez déjà votre légende, mon cher, » riposta Clamorgan, tentant d’amorcer une nouvelle discussion pour faire diversion et détourner l’attention de ses compagnons de leur nouvelle entreprise.

Surpris, Trécœur, qui s’élançait vers la cime, se retourna pour répondre :

« D’aucune sorte, mon récit n’était qu’un conte très ancien transmis de génération en génération par les tribus sémites, qui parlent encore l’amharina des temps lointains où Menelek, le fils du Roi Hébreu régnait sur la Cusie et l’Yémen. Rien ne me permet de mettre en doute les trésors de l’Ophir, ni d’infirmer la puissance des génies de la Montagne. J’admets également qu’aux origines, dernier représentant d’une race éteinte, la licorne pût fouler de ses sabots les cratères encore fumants de l’Éthiopie. Mais je me refuse à croire à sa longévité ou que, renaissant de ses cendres, elle nous soit apparue tout à l’heure comme un « Mané Thécel Pharès ! » Allons, chers amis, en chasse ! Secouez les pensées inquiètes et les terreurs superstitieuses. En serrant le canon froid de votre carabine, vous vous persuaderez aisément que nul sortilège ne résiste à la science moderne ! »

L’explorateur commença l’ascension, suivi de Jean et de Clamorgan, résigné, tandis que la romanesque jeune fille murmurait :

« C’est dommage ! L’illusion s’accordait bien avec la Légende. J’aurais aimé que cette ombre à peine entrevue fût celle de l’animal fabuleux ! Ô ivresse infinie ! Être emportée par lui en un galop vertigineux vers cet Eldorado du monde antique ! Quel rêve plus prodigieux pour une femme de mon siècle, que de me parer des bracelets rehaussés d’escarboucles, des lourds pendants d’oreilles d’or vierge, des colliers de sardoines, d’hyacinthe et d’améthystes, du diadème rutilant d’émeraudes, de rubis, de chrysolithes et d’onyx taillés, pendeloqué de béryls, dont la somptueuse Reine aimée du Roi Juif éblouissait son Empire ! Puis, courir ainsi gemmée sur les pelouses des jardins enchantés d’Ophir !… Mais, hélas ! ce n’est qu’un songe que l’aube fera évanouir !
 
 
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LE VESTIBULE DE L’OPHIR

 
 

O strengthen me, enlighten me!

I faint in this obscurity,

Thou dewy dawn of memory!

 

Tennyson.

 
 

En file indienne, péniblement, ils gravissaient les derniers contreforts qui étaient le Djimma et forment le rebord du vaste plateau abyssin, hérissé de pics qui dominent tout les pays Aroussis.

La nuit était déjà moins intensément bleue.

Sur la nue incurvée, crevée d’étoiles, se plaquait à présent le disque de cuivre désargenté d’une lune énorme, dont une arête de la montagne éborgnait le masque ironique.

Bolide craché par quelque convulsion terrestre, l’énorme monolithe de basalte, arrêté à l’extrême bord de l’abîme, surplombait les précipices ; il déjouait tous les calculs de l’équilibre et de la pesanteur.

Le regarder donnait le vertige, le franchir semblait une folie.

La lune l’éclairait par-dessous et la cime du mont était encore dans les ténèbres.

Les yeux fixés sur lui, les quatre ascensionnistes, escaladant la déclivité avec peine, demeuraient silencieux, espérant surprendre la nocturne voyageuse aux environs du rocher où elle leur était apparue.

Mais rien ne bougeait que les feuilles bruissantes des fougères et les clartés mouvantes des étoiles ; parfois, ils heurtaient du pied quelque pierre, qui dévalait la pente en rebondissant.

Aucun chanteur nocturne ne vocalisait à la lune ; l’oiseau avait déserté ces lieux stériles.

Les fauves devaient être tapis dans leurs repaires.

Pas un souffle de vent, mais la rumeur incertaine de la nuit s’engouffrant dans les profondeurs ; la tristesse des endroits désolés ; l’horreur des régions hantées. La découpure à l’emporte-pièce des rocs noirs aux contours fantastiques scellaient leurs lèvres closes d’une armature de plomb ; il montaient, l’œil fixe et la tête levée.

Sur le bloc basaltique, une ombre imprécise flotta un instant.

La lune ascendante dépassa le rocher, puis l’éclaira par-dessus.

Sur le disque blafard, une forme se profila nettement, silhouettant un animal de haute taille, svelte quoique puissant, dont une corne droite s’érigeait en rostre sur le front bombé.

La Licorne !

Les quatre héros de l’aventure s’immobilisèrent dans leur stupeur ; une lueur courte et rapide jaillit d’entre eux : Trécœur venait de tirer. À l’unisson, les échos des ravines en répercutèrent la détonation.

Un instant, l’ombre coiffée de la corne unique demeura impassible, cariatide prestigieuse sur son piédestal de basalte, semblant soutenir quelque invisible monument des mondes évanouis dans le passé.

Puis, soudainement, elle déserta le disque lunaire qui apparut en entier, vide et blême.
En un bond prodigieux, la bête apocalyptique se projeta dans l’infini de l’abîme, où ne pénétrait pas la clarté de la lune.

« By jove ! s’exclama la voix de Clamorgan, vous l’avez manquée ! »

Trécœur, déconcerté par son insuccès, contemplait la mince spire fumeuse qui issait du canon de sa carabine.

« C’est inimaginable ! soliloqua-t-il, pour la première fois ma main et mon œil ont eu une défaillance. Je ne me serais pas cru capable de ne pas toucher une cible de cette taille ! À moins que, mortellement atteint, l’animal n’ait tenté par ce saut désespéré de se soustraire à la capture ! »

Et, à haute voix, il ajouta :

« Continuons jusqu’au sommet et, de là, nous pourrons découvrir la fugitive, sinon son cadavre gisant brisé dans sa chute ! »

Ils se remirent en marche vers la cime, franchissant péniblement les remparts successifs de rocs aigus et de laves déchiquetées qui en défendaient l’accès.

Hellen, à bout de forces, s’assit, résignée, attendant la décision des hommes.

Cet angoissant mystère n’était pas pour déplaire à l’intrépidité de sa nature romanesque.

Elle souriait, rassurée, en admirant la mâle stature de Trécœur, l’élégante aisance de Jean et la gaillarde rotondité de son père.

« À quoi bon s’entêter à vouloir s’emparer de l’insaisissable ? disait Clarmogan. Vous le voyez, l’animal de votre légende est bel et bien ressuscité, couvert d’une égide invulnérable. Vous, Trécœur, le tireur infaillible, n’avez pu réussir à l’abattre. Se joue-t-il de nous, ou veut-il nous attirer plus avant dans l’intérieur de cette région désolée qui nous est totalement inconnue ? Abandonnons cette lugubre solitude d’où les bêtes s’écartent ; ne soyons pas plus déraisonnables qu’elles ! »

Personne ne lui répondit ; se rendant à l’évidence, ils jetèrent un regard mélancolique vers la déclivité qu’ils allaient avoir à redescendre et, d’un dernier coup d’œil, embrassèrent tout l’horizon crénelé de pics et de cratères, ainsi que fit Mosché au seuil de cette terre promise, qu’il ne put fouler aux pieds !

La sourde exclamation que poussa Jean, les tira de leur contemplation.

« Elle, Elle encore ! toujours Elle ! »

Et, de la main, il désignait une tache claire, presque lumineuse, qui se mouvait au-delà de l’autre versant.

« Je l’aperçois aussi, l’infernale créature… mais cette fois, elle ne m’échappera pas ! » s’écria Trécœur, possédé à nouveau du démon de la chasse.

Les deux jeunes hommes s’élancèrent sur la pente, malgré les objurgations de Clamorgan, lesquelles s’éparpillèrent inutilement dans la nuit. Miss Hellen se leva et s’apprêta, sans mot dire, à les suivre.

Cette lutte entre les modernes Nemrods et la proie insaisissable commençait à la passionner ; elle eût voulu voir triompher la ténacité de ses compagnons, cependant elle eût regretté leur victoire ; Diane chasseresse accourant à la curée, sa douceur féminine s’apitoyait devant la mise à mort et tremblait de vague crainte superstitieuse.

Clamorgan haussa les épaules avec résignation :

« Toi aussi ? gémit-il sans chercher à la retenir, les fous ont toujours entraîné les sages à leur perte, continuons donc à nous égarer dans cet Érèbe africain ! »

Une célérité circonspecte les précipitait vers l’animal immobile, que la lune auréolait de clarté nacrée. La corne unique mettait un trait fulgurant au-dessus de son chanfrein, ses sabots fendus étaient blancs et luisaient ; une queue onduleuse battait ses reins puissants ; or, sa tête n’était pas celle d’une antilope, mais plutôt d’un jeune poulain.

Le doute n’était plus possible : la Licorne des vieilles tapisseries de haute lice se réincarnait sous leurs yeux. Elle n’était plus un mythe, l’unicorne imprenable, dont parlaient à Carthage les mercenaires d’Asdrubal ; elle ne les faisait plus sourire, celle dont l’apparition glaçait d’effroi les cohortes d’Alexandre et, évoquée par une légende sabéenne, venait les attendre comme un guide au seuil d’un gouffre attirant.

Jean et Trécœur, en un mouvement spontané, portèrent leur arme à l’épaule ; mais la licorne s’enfonça dans un buisson et disparut à l’improviste.

Ils dévastèrent le buisson, broyèrent d’innocentes fougères avec rage, explorèrent les creux ravinés et les orifices béants de tanières inhabitées.

L’obscurité les ressaisit à nouveau au pied d’une nouvelle montagne et ils durent cheminer un peu à l’aveuglette, attentifs au moindre craquement. Le fond de la vallée était pavé de schistes et de basaltes de hauteurs inégales ; l’humus, par places, avait glissé des pentes et s’était accumulé en tumulis géants.

Les coulées de laves, de pierres ponce et de scories, écorchaient le cuir de leurs bottes de chasse, rendant la marche difficile.

Ils trébuchaient dans des traquenards de trous dissimulés sous une mince pellicule de cendres pétrifiées où ils s’enlisaient jusqu’aux genoux.

Tantôt, ils croyaient voir la licorne sauter légèrement devant eux, disparaître devant une aiguille de pierre, réapparaître au bord d’une crevasse qu’elle franchissait d’un bond ; tantôt, au moment de rejoindre la fugitive, elle s’évanouissait soudainement, et, cent pas plus loin, elle se montrait à nouveau, éclair magique, toujours insaisissable.

À plusieurs reprises, ils avaient essayé de la tirer au pied levé, mais, à chaque tentative, soit quelque caillou roulant sous leurs pieds au moment opportun, soit quelque crevasse sournoise faisait dévier leur arme ou une branche en accrochait le canon, ou toute autre cause fortuite, naturelle incontestablement, surgissait à point nommé pour faire avorter leur projet.

Haletants, ils perdaient le contrôle d’eux-mêmes et s’enfonçaient dans les dédales de la contrée inconnue.

La nuit pesait sur leurs têtes comme une chape de plomb, bien que la face narquoise de la lune lançât son reflet de plat désargenté sur le fond d’émail sombre piqueté d’étoiles.

La poursuite les amena devant une muraille cyclopéenne et à pic, faite de monts entassés l’un sur l’autre.

Pour réconforter leur ardeur défaillante, la Licorne les attendait à l’entrée d’une étroite gorge, brèche ouverte dans le flanc de ce rempart colossal. Était-ce un lit de torrent desséché ou un canyon volcanique ?

L’œil de la bête eut à leur approche une fulguration verdâtre, presque satanique, qui les éblouit. Après une courte hésitation, elle s’engouffra dans l’ouverture, porte de silence et de ténèbres au seuil ingardé.

Le réflexe irréfléchi en sa sagacité, qui procède de l’instinct de conservation et de la répulsion de l’homme pour l’obscurité des cavernes, en particulier, sentiment atavique légué par l’ancêtre que la nécessité obligeait de disputer aux fauves leurs tanières, leur causa un même mouvement d’arrêt.

« L’entrée des Enfers, s’exclama Jean. Le Dante n’eût pu rêver un plus sinistre vestibule ! »

Trécœur ne souffla mot, il réfléchissait ; quant à Sir Clamorgan, il maugréait à son habitude, s’attirant ce reproche de sa fille :

« Pourquoi vouer notre chasse à l’insuccès ? Nous sommes à l’entrée du terrier, la bête y sera bientôt forcée ! »

Trécœur coupa une branche de pin chétif, poussé entre deux roches.

« Allons, dit-il, pour que nos efforts n’aient pas été inutiles. »

Ils le suivirent en silence ; l’exaltation factice qui les avait soutenus jusque-là les abandonnait au froid calcul de la raison. Cependant, pour compléter leur dernier effort, ils s’engagèrent dans ces propylées où l’obscurité s’épaississait graduellement jusqu’aux ténèbres éternelles.

Le vieux gentleman, hochant silencieusement la tête, se retourna au moment de franchir ce seuil inquiétant, et dit en adieu à la clarté lunaire, qui baignait de son fluide verdi cet endroit désolé, ces vers remplis d’incertitude :
 
 

O strengthen me, enlighten me!

I faint in this obscurity,

Thou dewy dawn of memory!

 
 
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(J.-A. Barbier-Daumont, Le Capteur d’âmes, roman d’aventures diaboliques, première partie, in L’Homme libre, 22, 23 et 24 février 1933 ; édition en volume : Le Capteur d’âmes, roman fabuleux, Paris : Société d’Édition et de diffusion littéraire, 1947. Jost Amman, « Nymphe chevauchant une licorne, » Enchiridion Artis, gravure sur bois, 1578 ; M. S., « Blason à la licorne, » 1469-1482 ; gravure sur bois illustrant la Cosmographia Universalis de Sebastian Münster, c. 1544-52)