Coucoureux se dressa hagard, stupide :

« Émilie ! Émilie ! »

Une vieille dame parut, sortant de la cuisine.

« Vous avez quelque chose à me demander, mon gendre ? »

Elle se mordit les lèvres, pour effacer l’empreinte toute fraîche d’un goulot de bouteille au baiser duquel, précipitamment, elle venait de s’arracher. La glace lui renvoyait la circonférence accusatrice. Elle éleva son face-à-main, en affectant de décomposer les mouvements, puis, ayant repris de l’assurance, elle considéra son gendre en proie à d’anciennes fureurs.

« Je vous écoute, dit-elle.

– Comment ! s’indigna Coucoureux, vous n’avez pas entendu ?

– Non, répondit avec franchise la belle-mère.

– Vous n’entendez jamais rien ! Vous êtes une poire ! On peut vous brimer, vous rudoyer, et vous ne vous en apercevez pas ! Si quelqu’un vous passait sur le corps…

– Dieu vous entende ! » interrompit la belle-mère.

Coucoureux se laissa tomber sur sa chaise, mais son découragement dont il donnait des signes indiscutables, n’eut pas le temps de tourner au sombre désespoir. De nouveau, il se dressa livide, et comme projeté par un ressort.

« Tenez ! dit-il. Cela recommence ! »

Puis il proféra cet alexandrin furieux :

« Et cette fois, l’entendez-vous, la tourterelle ? »

La vieille dame qui avait des lettres, sourit, puis se laissant aller à un mouvement. de valse, susurra :

« N’est-ce pas plutôt le chant de l’alouette ? Ô Roméo !

– Ah ! je vous en prie, madame ma belle-mère, je vous en prie, ne ruinez pas, par votre étourderie, un persévérant effort de plusieurs années ! »

Il courut à un meuble, tira le contenu d’un cartonnier sur lequel l’indication : « Tourterelle 1913-1923 » s’étalait menaçante.

« Voyons la lettre du gérant, » dit-il.

Il dégagea l’une des feuilles du dossier, et lut :

« Mon cher Monsieur et ami… »

Il s’interrompit pour dire :

« Ça, c’est du boniment ! Je passe ! « Vous avez bien voulu attirer mon attention… Je vous remercie de… Je suis heureux… » Ah ! voici : « il a été convenu que le 1er octobre prochain, M. Sabinat se débarrassera de sa tourterelle. En échange, je lui accorde l’autorisation d’avoir un chat dans son appartement. Cet excellent homme réclame une compagnie. Il est au déclin de ses ans et la solitude l’effraie. Je ne me sens pas le courage de l’y condamner. Vous savez que le chat est un animal silencieux ; son voisinage ne sera donc pas un élément de trouble pour vous. Je crains bien, hélas ! que cette tolérance nouvelle n’incite les autres locataires à réclamer le droit de nourrir un angora, mais outre que je puis compter sur votre discrétion, M. Sabinat m’a donné sa parole qu’il introduirait l’animal en cachette, et ne se vanterait pas d’avoir obtenu satisfaction. Néanmoins, cette responsabilité me pèserait si je n’étais assuré, cher monsieur et ami… »

Coucoureux s’interrompit encore pour dire :

« Boniment ! Boniment ! « Si je n’étais assuré, reprit-il, de votre reconnaissance qui n’enlève rien aux sentiments distingués que se permet de vous adresser votre ami, le gérant Jean Lhullier. » Voilà donc qui est clair, ajouta Coucoureux. Or je suis joué, royalement joué. Ce Sabinat ramène sa tourterelle…

– Ce n’est peut-être pas la même, suggéra Émilie.

– C’est bien possible, répondit Coucoureux, car jamais elle n’a répandu de tels flots d’harmonie. Donc Sabinat garde sa tourterelle et, de plus, s’offre, en mon honneur, un chat de supplément. Eh bien ! j’en fais grand serment, Émilie, j’ai « eu » le chien du crémier, j’ai « possédé » le téléphone du cinquième, le locataire du second a été, par moi, contraint de remiser sa belle-voix de basse-noble, et le phonographe de la concierge est mort avec le dernier soupir de Manon. J’aurai la tourterelle et le matou de M. Sabinat.

– Voyons, voyons, ne vous mettez pas dans des états pareils, intervint la belle-mère à qui l’aramon commençait de retirer le sens de la verticalité.

– Laissez-moi donc, répliqua Coucoureux, je ne crains pas la besogne. Je méprise la difficulté. Je vous dis que je les aurai jusqu’au dernier. Après la tourterelle et le matou de M. Sabinat, je m’attaquerai aux enfants du sixième. Je vous assure, entre parenthèses, que je ne leur laisserai pas le temps de grandir dans la maison. Ensuite, je donnerai de mes nouvelles à la jeune fille du dessus qui me fait l’existence impossible avec son piano. »

Il s’était calmé. Du papier à lettres s’étalait sur sa table. Il passa sa main dans sa barbe, prit son porte-plume.

« On va rigoler, dit-il. Ah ! je n’aurai pas encore le temps d’aller au ministère aujourd’hui. Tant pis ! Laissez-moi seul, je vous prie. Qu’on ne me dérange pas, s’il vous plaît ! Je n’y suis pour personne. Je travaille. »

Et d’une écriture ferme, il traça sur le papier :

« Monsieur le gérant… »
 

*

 

Le lendemain, M. Lhullier se faisait annoncer. C’était un homme de petite taille, courtois et précis, qui avançait des lèvres gourmandes sous des moustaches passées. Il apparut à Coucoureux sous ses vêtements ajustés et noirs qu’il arrivait à prolonger indéfiniment grâce à des soins mystérieux et touchants. Dans la poche droite de son veston, un bibelot se laissait deviner sous le papier de soie en abondance. Il le tira. C’était une statuette ancienne.

« Êtes-vous connaisseur ? » demanda-t-il.

Coucoureux le ramena doucement à la question.

« Ah oui ! Mais tout s’arrangera, mon cher monsieur, avec un peu de bonne volonté, l’esprit de tolérance, et des concessions réciproques. M. Sabinat n’est pas un méchant homme, et je n’en veux pour preuve que le charmant trait suivant que je vous demande la permission de narrer. »

M. Lhullier conta que la tourterelle, chassée au jour dit, et n’ayant pu trouver de domicile, avait spontanément réintégré celui de M. Sabinat.

« Ce matin, sur mes instances, conclut-il, M. Sabinat s’est séparé de sa tourterelle pour la deuxième fois. »

Il poussa un soupir.

« Ah ! les fonctions de gérant que d’aucuns envient, ajouta-t-il, exigent une fermeté malaisément conciliable avec les élans d’un cœur sentimental. »

La conversation s’élevait à des hauteurs cornéliennes. Cédant à son tour à la contagion de l’exemple, Coucoureux crut devoir s’écrier :

« Le devoir est le devoir !

– À qui le dites-vous, cher monsieur, répondit le gérant. Croyez-vous que cela m’amuse de vous annoncer une augmentation de loyer ? »

Coucoureux eut un sursaut.

« C’est bien, je vous paierai, dit-il simplement.

– Voyez comme vous êtes raisonnable, reprit le gérant. Et quand je pense que le propriétaire vous croit fou.

– Fou ? moi ? Parce que je proteste si un air de phonographe me vrille le tympan ? Fou ? moi ? Parce que je m’insurge si un nommé Sabinat, quand il a assez entendu sa tourterelle dans son appartement, la relègue à sa fenêtre pour faire partager aux voisins l’horreur de ce genre d’oiseau ! Fou ? moi ? Parce que je vous demande d’intervenir auprès du locataire du troisième pour qu’il vende sa salamandre ?…

– Comment ? protesta le gérant, mais vous ne m’avez rien demandé de pareil.

– Non ! C’est d’aujourd’hui seulement. C’est une nouvelle réclamation.

– Vous voulez obliger M. Gandebourre à se séparer d’une salamandre toute neuve ? questionna M. Lhullier d’une voix éteinte.

– Vous l’avez dit.

– Mais pourquoi ?

– Pourquoi ? Mais parce que ce rentier de malheur, qui s’embête, qui ne sait quoi faire des cinq doigts de se main droite, passe sa journée à tisonner son engin.

– Je ne vois pas… hasarda le gérant.

– Vous ne voyez pas, c’est possible, mais moi : j’entends. La nuit comme le jour, votre infernal locataire, votre vieillard de cauchemar, gratte sa salamandre avec la patience et l’ivresse méthodique d’un rat occupé à creuser un fromage de Hollande. Je ne sais pas si vous avez un cerveau, monsieur Lhullier, de la substance grise, des nerfs…

– Je m’efforce de m’en persuader, mon bon Monsieur Coucoureux.

– Eh bien ! moi qui en avais à revendre, moi qui en débordais, je ne sais plus où j’en suis. Votre locataire use mon système nerveux, ronge ma cervelle, s’attaque à mon équilibre intellectuel. À certaines heures, j’ai la sensation très nette qu’il travaille directement en plein ma matière cérébrale, à même ma mœlle épinière.

– Alors, vous croyez…

– Oui, c’est contre moi qu’il dirige ses travaux de sape obscurs.

– C’est un vieillard, plaida le gérant.

– Le chauffage central devait lui suffire ! Je m’en contente bien, moi !

– Je prends bonne note de votre réclamation, mon cher monsieur Coucoureux, trancha M. Lhullier en tirant un carnet de sa poche. Mais si cela continue, vous arriverez à ne plus pouvoir supporter un éternuement.

– J’ai horreur du bruit.

– Le bruit, c’est la vie, mon cher monsieur Coucoureux. Il n’y a pas assez de bruit, on en manque, on en réclame. Il y a si peu de bruit dans le monde qu’on éprouve le besoin d’en fabriquer. Comme on voit bien que vous n’êtes pas musicien ! »

La voix de M. Lhullier se transformait, passait du plaisant au sévère, pour persévérer, finalement, dans les notes graves.

« Ne dites pas de mal du bruit, monsieur Coucoureux. Il joue un rôle social. Il détourne notre attention. Il étouffe nos secrets qui ne demandent qu’à être violés et réduits au silence, nos souvenirs, éternels, bavards, dont c’est trop souvent le tour de parole. Le bruit neutralise toujours quelque chose en nous. »

Tous deux se turent un moment pendant lequel les divers bruits de la maison se firent entendre. Ils étaient indistincts, mais encourageaient de leur bourdonnement ininterrompu le dernier né de tous les bruits, le grattement de la salamandre effectué d’une façon ininterrompue, à la cadence des secondes. Toutes les agressions de l’immeuble cossu se trouvaient ainsi groupées en une seule note qui frappait la tête de Coucoureux au même endroit précis, et y poursuivait une œuvre de destruction méthodique.

Tout à coup, ce bruit fut à son tour absorbé par un éternuement sonore, monotone, indéfini.

« Ça ? dit Coucoureux, c’est ce que j’ai vu faire de mieux dans le genre. Ce bruit a pour auteur la cuisinière de M. Sabinat, deux fois nommé ! Quel palmarès pour un gérant qui cherche des distractions ! Elle a rapporté ça de la campagne. Je ne suppose pas M. Sabinat assez bête pour se figurer que cette fille éternue à côté de ses aliments. »

M. Lhullier avait de la peine à suivre son interlocuteur dans ce méandre de déductions, de suggestions et de circonlocutions. Visiblement, il perdait pied.

« En ce qui concerne M. Gandebourre, je vous promets de plaider chaudement votre cause, dit-il. Depuis quelque temps, il réclamait une accélération du chauffage central ; je la lui accorderai. C’est encore un sacrifice que nous vous faisons, cher monsieur Coucoureux. Le charbon est hors de prix.

– Vous venez d’augmenter le prix de mon loyer.

– En le faisant, je ne recherchais qu’une satisfaction personnelle.

– Vous aimez donc l’argent ? Comment, vous, un collectionneur ? »

Tout en pesant les termes de sa réponse, M. Lhullier s’était levé. Il s’assura de la présence, dans la poche droite de son veston, du bibelot enveloppé de papier de soie.

« Mon cher monsieur Coucoureux, confia-t-il sur le pas de la porte, depuis la guerre l’argent est une chose fort rare. On finit par l’aimer pour lui-même. »

Une fois seul, Coucoureux se précipita dans son cabinet dont il ferma soigneusement la porte, passa la main dans sa barbe, rassembla les feuillets épars de son papier à lettre, et d’une plume décidée, écrivit :

« Monsieur le gérant, comme suite à notre conversation, je vous confirme… »
 

*

 

Le mois de janvier apporta à Coucoureux, en guise d’étrennes, un certain nombre de satisfactions. D’abord, la tourterelle étant revenue perturber le voisinage, M. Sabinat reçut congé par huissier. Il pria, menaça. Rien n’y fit. On ne consentit à lui rendre la jouissance de son appartement qu’en échange d’une promesse : l’oiseau serait condamné.

L’exécution eut lieu un matin en présence de M. Lhullier, le gérant, et de Coucoureux, le locataire. M. Sabinat qui avait pour la circonstance revêtu sa jaquette noire de cérémonie, les introduisit dans sa cuisine. Il ne voulut céder à personne le triste privilège de porter le coup de grâce à sa fidèle compagne des jours d’ennui. Une vieille servante, la tête enfouie dans son tablier, pleurait du côté de l’antichambre.

« C’est elle qui l’a élevée, » déclara M. Sabinat.

Lorsque, armé d’un ciseau à froid et d’un maillet, il s’approcha de la cage, la tourterelle, inconsciente du danger, le salua d’un choix particulièrement heureux de notes suaves.

Du regard, M. Sabinat prit Lhullier et Coucoureux à témoin du débat de conscience.

« Je n’aurai jamais ce courage, dit-il.

– Passez-moi donc ça, s’écria Coucoureux agacé. Je me charge de lui clore le bec. »

Mais M. Sabinat le repoussa avec hauteur, puis il ouvrit résolument la cage.

L’oiseau, devenu subitement muet de terreur, vit la main énorme s’avancer et se refermer lentement sur lui. Son petit cœur fit explosion et M. Sabinat, avec des précautions infinies, retira de la cage le petit corps vaincu par la peur.

« La joie de l’embrasser vivante m’aura été refusée, » déclara-t-il soudain rêveur, la main tendue et supportant le petit cadavre.

M. Lhullier se retira, silencieux. Coucoureux le rattrapa dans l’escalier.

« Ne laissez pas refroidir votre zèle, dit-il ; la fortune nous sourit. »

L’histoire de la tourterelle fit le tour de la maison ; les locataires s’indignèrent, s’unirent, jugèrent les prétentions de Coucoureux inadmissibles et décidèrent de résister à ses exigences.

D’abord, quand il fut question des enfants du sixième, leur père introduisit auprès du gérant une contre-réclamation : toute la journée, affirmait-il, la belle-mère de Coucoureux débouchait des bouteilles. Outre que cet exemple était déplorable dans une maison habitée bourgeoisement, il s’ensuivait une série d’explosion désagréablement interprétées par la majorité des locataires de l’immeuble.

Vexé, Coucoureux éloigna sa belle-mère. Puis il s’abstint de toute réclamation pendant un mois.

« Croyez-moi, lui répétait M. Lhullier qui était venu, ce jour-là, pour percevoir le prix de loyers, il faut du bruit. Cela neutralise quelque chose en nous.

–  Cela neutralise quoi ? Cela empêche d’entendre quoi ? » lui demandait Coucoureux, exaspéré.

Et il le renvoyait sans politesse.

Depuis l’exécution de la tourterelle, la jeune fille de l’étage immédiatement supérieur jouait trois fois par jour une marche funèbre. Coucoureux conçut d’abord quelque orgueil d’une manifestation qui soulignait son triomphe, puis il s’impatienta. Un beau jour, il résolut d’en finir, et comme il n’était pas vilain garçon, il décida de procéder à l’égard de la jeune fille avec toute la douceur souhaitable, désirant surtout l’influencer par ses belles manières, son sourire étudié et un certain esprit facile qui va droit au cœur des femmes. Il tomba en pleine réception du samedi. On le prit pour un des prétendants annoncés à son de trompe ; il plut et fut prié de se déclarer sur l’heure, des réponses urgentes devant être données. S’apercevant que son pouvoir de séduction l’avait entraîné trop loin, il essaya de s’en tirer avec adresse.

« Je n’aime pas la musique, déclara-t-il.

– Cela tombe à merveille, répliqua le père, ma fille n’en fait point.

– Qui donc joue du piano dans cette maison, alors ?

– Mais, personne ! Il est mécanique et ne s’en ira qu’avec moi. C’est un souvenir de famille.

– Je demande à réfléchir, » interrompit Coucoureux.

Et, cette fois, il courut donner congé.

Il élut domicile dans une maison d’apparence tranquille, mais, comme elle était isolée, le vent soufflait la nuit. Il partit. Une sorte de pigeonnier perché sur un immeuble, mais séparé du reste des locataires par un escalier, le tenta. Il n’y resta pas trois mois, à cause d’un avion du service Paris-Londres, lequel, pour acquérir de la vitesse et prendre le vent, adoptait le pigeonnier comme pivot imaginaire, et se mettait à tourner pendant une dizaine de minutes avant de s’élever dans l’azur.

Un jour, il découvrit la demeure idéale, le refuge inaccessible. C’était une cabane située en plein champ, convenablement orientée et en parfait état. Quand il se fut assuré qu’aucun bruit d’être humain, d’animal, de source ou de feuille morte, n’en pouvait troubler l’hospitalité, il se laissa tomber sur une chaise et se prépara à savourer son bonheur. Mais un étrange bruit sourd, régulier, continu, se fit entendre. D’un bond, il fut sur pied.

Il courut à la porte, l’ouvrit : personne ! Il fouilla la cabane, en déplaça les pierres, en creusa la terre : rien !

Peu à peu, cependant, les paroles de M. Lhullier s’imposaient à sa mémoire. « Le bruit est nécessaire ; il neutralise quelque chose en nous. »

Il écouta plus attentivement, puis, soudain, il eut un éclat de rire énorme.

« C’est mon cœur qui bat ! J’ai un cœur ! J’ai un cœur ! Ah ! ah ! ah ! »

Quand il eut fini de rire, il se mit à lacérer ses vêtements. Il dégagea sa poitrine nue, tâta la place de l’indésirable viscère, puis il décréta d’une voix sombre :

« Il faudra bien qu’il se taise aussi. »

Et il poussa hardiment, dans la direction de son cœur, un long couteau de cuisine.
 
 

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(Paul Lombard, « Les Contes des Nouvelles littéraires, » in Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, troisième année, n° 109, samedi 15 novembre 1924 ; repris sous le pseudonyme de Romuald Blanc dans les Contes d’heur et de malheur, parus dans L’Homme libre, grand journal quotidien du matin, quatorzième année, n° 3794 et 3795, lundi 13 et mardi 14 décembre 1926. Gravure de Maître E. S., « Ars Moriendi, » c. 1440-1468)