VENT

 

De graves écrivains affirment que le vent produit des poulains et des perdrix. Varron dit qu’en certaines saisons le vent rend fécondes les juments et les poules de Lusitanie. Virgile, Pline, Columelle ont adopté ce ce conte, et le mettent au nombre des faits constamment vrais, quoiqu’on n’en puisse dire la raison.

On a soutenu autrefois beaucoup d’impertinences de ce genre, qui sont aujourd’hui reconnus des erreurs. On a publié un arrêt donné en 1537 par le parlement de Grenoble, qui aurait reconnu la fécondité d’une femme produite par la seule puissance de l’imagination. Cet arrêt supposé n’est qu’une mauvaise plaisanterie.

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(Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, ou Bibliothèque universelle sur les êtres, les personnages, les livres, les faits et les choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, etc., Paris : P. Mongie, 1826 [deuxième édition])