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(in Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, tome LXXXVI, n° 15, 1er semestre : janvier-juin 1878)
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(in Le Figaro, vingt-cinquième année, troisième série, n° 196, mardi 15 juillet 1879)
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(in Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, tome LXXXVI, n° 15, 1er semestre : janvier-juin 1878)
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(in Le Figaro, vingt-cinquième année, troisième série, n° 196, mardi 15 juillet 1879)
Des souvenirs de Flaubert
ont été vendus aux enchères
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La vente après décès de Mme Franklin Grout-Flaubert, nièce du grand romancier Gustave Flaubert, s’est poursuivie pendant deux jours à l’hôtel Drouot et s’est terminée sur un total de 175.000 francs. Notons, parmi les souvenirs vendus, un morceau de corde de pendu adjugé 750 francs. Ce fut Guy de Maupassant qui, ayant trouvé un pendu, s’empressa de le détacher et d’envoyer à ses amis des morceaux de la corde. La nièce de Flaubert en reçut sa part, enveloppée dans un sonnet autographe.
Le traité d’édition de Mme Bovary, signé par l’éditeur et Flaubert, a été vendu 7.200 francs. Flaubert s’engageait pour cinq années à ne toucher que 800 francs pour son œuvre.
Deux mille pages manuscrites de Flaubert se rapportant à l’Éducation sentimentale ont été adjugées 33.000 francs. L’encrier en bronze dont Flaubert se servait toujours a été vendu pour 20.000 francs.
Tous ces souvenirs ont été acquis par M. Sacha Guitry.
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(in Le Matin, derniers télégrammes de la nuit, quarante-huitième année, n° 17411, vendredi 20 novembre 1931)
Sacha Guitry, qui vient d’acheter un morceau de corde de pendu, donné à Maupassant par Flaubert [sic] (photographies de presse/agence Meurisse)
Source : Gallica
BULLETIN SCIENTIFIQUE
Zoologie
Sur un animal encore inconnu mais vivant dans le Nil, et dont les empreintes sont analogues à celles du Cheirotherium, par M. RUSSEGER.
M. Russegger, voyageur bien connu par ses explorations dans l’intérieur de l’Afrique, avait eu l’occasion déjà d’informer quelques naturalistes, lorsqu’il fut question, il y a quelques années, des empreintes de Cheirotheriums que, dans son voyage aux rives du Fleuve Bleu, il avait observées : empreintes sur le sable, traces encore fraîches de pieds d’une espèce d’animal semblables à celles qui ont tant occupé les géologues et les zoologistes. Comme ce sujet est intéressant pour la science, nous avons pensé qu’il serait utile de reproduire ici, avec le dessin même des empreintes, l’extrait du journal de voyage de M. Russegger qui a trait à cet objet, tel que nous le trouvons rapporté dans une lettre de ce voyageur à M. Leonhard (d’Heidelberg). Voici cet extrait :
Camp près de Neu-Dongola, le 17 juin 1838.
« … Le matin, de bonne heure, M. Kotski, mon compagnon de voyage, sortit avec son fusil ; mais bientôt après il revint me dire qu’il avait aperçu les traces d’un animal extraordinaire et énigmatique, qui lui était tout à fait inconnu. J’allai à l’instant avec lui… Les traces étaient encore tout fraîchement empreintes sur le sable du rivage. Elles étaient si récentes qu’il fallait que l’animal fût passé la nuit précédente, autrement le vent qui régnait les eût nécessairement effacées sur le sable léger où elles étaient empreintes. L’animal semblait être sorti du fleuve et s’être avancé d’environ 200 pas dans les terres, près d’un champ de millet, mais dans cet endroit avoir fait volte-face et être revenu sur ses pas, probablement effrayé par quelque circonstance, et enfin être rentré dans le fleuve, où ses traces s’étaient perdues avant de l’avoir atteint, dans un terrain marécageux. – Ces empreintes m’ont paru différer de celles des animaux jusqu’à présent connus.

Ainsi que le dessin ci-joint l’indique, l’animal avait quatre doigts et un pouce, point d’ongles saillants ni de membranes entre les doigts. Il ne paraît pas marcher en appuyant sur toute la plante du pied, comme l’Homme ou l’Ours, mais presque toujours sur la partie antérieure du pied dont l’empreinte était partout très bien prononcée, tandis que nous n’aperçûmes très visiblement que dans un seul endroit l’empreinte d’un petit talon pointu. Les dimensions de chacune des parties du pied ont été données ci-dessus. L’animal paraît n’avoir que deux pieds et marcher droit. Sa démarche doit être très singulière. En progressant, il pose ses pieds obliquement en formant à peu près un angle de 70 degrés avec la ligne de direction qu’il parcourt. Par exemple, pour aller de B vers A, chaque pas, dont la position est à peu près celle indiquée dans ce dessin, est éloigné de l’autre de 3 pieds. Les pouces semblent se trouver du coté interne du pied. L’animal paraît aussi sauter ou croiser tout à fait les pieds en marchant. – Les nègres qui nous accompagnaient nous donnèrent de ces empreintes une explication évidemment embellie par leurs idées fantastiques et leur esprit porté au merveilleux. Il est difficile de distinguer ce qu’il peut y avoir de vrai et de faux dans leurs assertions, et je ne hasarderai pas de prononcer à cet égard ; quoi qu’il en soit, voici ce qu’ils m’ont unanimement dit. Il y a un animal qui vit dans le Nil, qui ressemble à l’homme, et qui en a la taille. Cet animal, auquel ils donnent le nom de Woadd el Uma (Woalet el Uma, le fils de la mère), a la peau rouge-brunâtre, il marche droit sur deux jambes, mais il ne vient que rarement à terre, et seulement au commencement des débordements périodiques du Nil. Son apparition est le présage d’un débordement considérable et d’une année fertile. L’animal a sous les bras des poils longs en forme de piquants, ce qui le rend dangereux pour l’homme et les autres animaux, car il les saisit sous ses bras et leur suce le sang par le nez, etc., etc. – Il ne m’a pas paru que les empreintes ou le mode de progression de cet animal ressemblassent à ceux de la grande espèce des Orang-Outangs ; car cette espèce de singe n’est point connue sur les bords du Nil, ni des rivières des environs. Le plus gros singe que j’aie rencontré dans mon voyage dans l’intérieur de l’Afrique est le Simia Sphinx (Cailliaud) ; je l’ai trouvé sur les croupes rocheuses des montagnes de Szegeti, dans le Sennaar ; ce singe atteint la taille des plus gros babouins, mais il a des ongles très forts aux orteils des pieds… » (Traduit du Neues Jahrbuch für Mineral Geol. und Petrefaktenkunde, 1841. 4e cahier, p. 453.)
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(in L’Institut, journal universel des sciences et des sociétés savantes en France et à l’étranger, 1ère section : sciences mathématiques, physiques et naturelles, tome X, n° 428, Paris : Aux Bureaux du journal, 1842 ; l’article a été repris en partie dans les Annales des sciences géologiques, ou archives de géologie, de minéralogie, de paléontologie, etc., première année, tome I, 1842)
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(in Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, douzième année, n° 564, samedi 5 août 1933)
Raymond Roussel
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Raymond Roussel vient de mourir, à Palerme. Suicidé, disent certains ; assassiné, disent d’autres. Mort tout bonnement (sic) plutôt.
Qui ne se souvient des pièces qu’il fit jouer à Antoine, à la Porte-Saint-Martin ? Très riche, il s’offrait des distributions magnifiques et convoquait la critique pour lui faire entendre ses fantaisies poétiques qui faisaient scandale et qu’au surplus il sifflait lui-même.
C’est dans Impressions d’Afrique qu’il parla de ces fameux « rails en mou de veau » qui devaient devenir célèbres. Indigné, le public invectiva contre Signoret qui avait accepté de jouer cette curieuse pièce.
Car les ouvrages de Raymond Roussel ne sont pas sans valeur poétique. Il est possible qu’on parle un jour de lui comme on fait aujourd’hui de Lautréamont.
L’homme, en tout cas, était exceptionnel. L’un des premiers, il eut une roulotte automobile et voyagea de cette façon jusqu’en Asie Mineure. Pour obéir à une tradition qu’il disait familiale, on lisait chez lui, pendant les repas, des chapitres des Trois Mousquetaires.
Magnifiquement installé dans une superbe villa de Neuilly, il avait pour domestiques de vrais géants. Chaque jour, il leur partageait le linge qu’il avait employé la veille, car il n’en portait que du neuf. Il va sans dire que ce linge ne convenait pas à leur taille. Ils le revendaient avec les serviettes de table et de toilette, les nappes, etc., qui ne servaient jamais qu’une fois.
Certains disaient de cet homme étrange : « Un loufoque, » d’autres : « Un original. » Certains disaient aussi : « Un grand lyrique et un novateur. » On n’est pas près de s’entendre sur le cas de Raymond Roussel.
Parlera-t-il ?
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De tous ses rôles, celui qui a laissé à Dorival, aujourd’hui à la Comédie-Française, un joyeux souvenir, c’est peut-être celui du Roi Nègre qu’il créa, voici quelque trente ans, au Théâtre Antoine, dans ces Impressions d’Afrique, dont l’auteur, Raymond Roussel, vient de mourir.
Dorival, qui, de par son goût pour la peinture, est à moitié rapin, le tint avec tout le sérieux qu’on donne à une charge d’atelier : c’est gravement qu’il offrait à un explorateur de lui montrer un ver de terre jouant de la cithare et qu’il lui demandait de faire rouler une locomotive sur des rails en mou de veau ! Vous pensez bien que ces extravagances mirent la salle en joie. Et ce n’était point les seules que renfermât la pièce…
Jean Cocteau, snob impénitent, consacre quelques lignes émues à Raymond Roussel, dont il fut l’ami, et, ajoute-t-il, l’admirateur ; il avoue cependant ne pas avoir bien compris Impressions d’Afrique ! Raymond Roussel, auquel il demanda des éclaircissements, lui aurait répondu qu’il en fournirait après sa mort. Tiendra-t-il parole ?

Un pari de Raymond Roussel
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Voici de nouvelles anecdotes sur cette personnalité étrange qui vient de disparaître et qui, pour tous ceux qui l’ont approchée, restera une énigme.
Raymond Roussel avait parié avec un ami qu’il prendrait un bain – dans une vraie baignoire – à midi, sur la place de l’Opéra. Quelques mois après, il gagnait son pari : à midi précis, en bas du grand escalier, il le prenait, ce bain, dans une splendide roulotte automobile, construite à grand frais, sous ses directives très spéciales, par un ingénieur anglais.
Le bain terminé, il partait aussitôt pour un grand tour d’Europe avec ses deux chauffeurs, solides gardes du corps… Il n’avait ni passeport ni triptyque, dédaigneux de ces contingences. Le fait est qu’il passa de nombreuses frontières sans encombre.
On apprit cependant qu’il était contraint à des déviations d’itinéraire, à cause des ponts. La roulotte, d’une hauteur prodigieuse, eût été décapitée.
Il eut aussi des histoires avec des municipalités tatillonnes qui ne voulaient pas admettre que ce « nomade » vidangeât sa salle de bains sur les grandes places. L’imaginatif auteur eut tôt fait de trouver le remède : il couchait, lui et sa roulotte, dans les garages des palaces, parmi les senteurs d’huile et d’essence.
Aujourd’hui, à peine protégé par une bâche, le curieux et coûteux véhicule est en train de pourrir dans l’entrepôt d’un marchand de charbons, à Courbevoie.

Pas les arbres !
Raymond Roussel possédait une somptueuse villa, au milieu d’un véritable parc, mitoyenne avec le château de Madrid. Toujours en procès avec cet établissement, dont le dancing troublait ses méditations, il se dégoûta un beau jour de la propriété et décida de la vendre.
Mais les « décisions » de M. Roussel étaient quelque chose d’assez compliqué. Il fallut toute l’habileté et la patience d’un intermédiaire pour arriver, au bout de huit mois, à la conclusion. Enfin, les signatures définitives furent échangées : une Société immobilière acquérait la propriété pour un nombre respectable de millions.
Le lendemain de l’accord, un étrange spectacle était offert aux voisins. Une nuée de travailleurs forestiers s’était abattue sur le jardin de Neuilly et une longue file de voitures servant au transport des arbres stationnait dans l’avenue. Roussel, très affairé, dirigeait tout ce mouvement.
L’intermédiaire de la vente, alerté, arrivait peu après.
« Qu’est-ce que vous faites là ? demanda-t-il à Roussel.
– Je viens chercher mes arbres.
– Mais ils ne sont plus à vous…
– Comment ! Je vous ai vendu la maison, le parc, les communs. Pas les arbres ! Ma mère les a vus pendant cinquante ans. Ce sont des souvenirs de famille… »
On batailla perdant une heure. Il fallut céder en partie à cet étrange vendeur.
Il en coûta cinquante mille francs à Raymond Roussel pour faire arracher et emporter ses souvenirs de famille.
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(in L’Œil de Paris pénètre partout, sixième année, n° 218, samedi 7 janvier 1933)
Cet entrefilet est paru dans La Croix, le 19 novembre 1907 ; la tentative d’attentat dont il est fait mention peut sembler d’autant plus curieuse lorsqu’on se rappelle que Louis Van Haecke, officiant à la chapelle du Saint-Sang, est supposé avoir servi de modèle au sinistre chanoine Docre, célébrant la messe noire à laquelle assiste Durtal, dans le roman Là-Bas de Huysmans.
MONSIEUR N
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(in La Croix, vingt-huitième année, n° 7558, mardi 19 novembre 1907)
(in Figaro, journal non politique, huitième année, n° 717, dimanche 29 décembre 1861)
Paru dans les colonnes du Tintamarre, ce portrait-charge de Xavier Forneret semble être passé inaperçu ; à notre connaissance, il n’a jamais été réédité. Nous y joignons le léger coup de griffe qu’il reçut dans le numéro suivant.
MONSIEUR N
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(in Le Tintamarre, critique de la réclame, satire des puffistes, dix-huitième année, dimanche 20 février 1859)
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(in Le Tintamarre, critique de la réclame, satire des puffistes, dix-huitième année, dimanche 27 février 1859)
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(in La Lanterne, journal politique quotidien, vingtième année, n° 6887, samedi 29 février 1896)
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(in La Croix, quinzième année, n° 3557, samedi 8 décembre 1894)